Découvrez notre vignoble de Chablis en 3D !

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Nos notes de dégustation

Presse française


Notre vignoble en 3D, pour mieux comprendre nos appellations, nos origines…

film_chablis_3d.jpgMême si à Chablis on cultive un seul cépage (le Chardonnay), le chablisien est un terroir complexe avec sa vingtaine de villages, ses vallées, sa grande variété de pentes et d'expositions, ses deux grands types de sols (Portlandien et Kimmeridgien)… A Chablis, la notion d'origine prend tout son sens. Depuis que l'homme y cultive la vigne et confectionne des vins, il a méticuleusement appris à lire ce territoire, à en extraire les “pépites” (ces micro-climats qui font des grands vins uniques). L'idée était d'expliquer cette réalité, simplement, sans refuser la complexité. La Chablisienne l'a fait pour permettre aux amateurs de Chablis du monde entier de mieux comprendre les multiples émotions minérales qu'elle propose...

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Quelques dates clés

Ier s. av.

Invasion de la Gaule par les troupes de César qui y introduisent des plants de vigne.

1114

Les moines de Cîteaux s’installent sur le site de Pontigny. Introduction supposée du cépage Chardonnay.

1220

Louis VIII prend Chablis sous sa protection.

1893

Le vignoble chablisien est entièrement détruit par le phylloxéra.

1897

Renaissance du vignoble grâce à des porte-greffes américains.

1908

Benjamin Long-Depaquit crée l’Union des Propriétaires-Vignerons de Chablis, qui instaure le Certificat d’origine de Chablis.

1923

1er mai : Création de La Chablisienne. Jugement de Tonnerre : Le Chablis doit être planté uniquement sur sol kimméridgien.

1928

14 août : Création de la SARL "La Cave Chablisienne".

1947

23 mars : Fusion de la Société coopérative avec la Cave coopérative. Naissance de la Cave Coopérative La Chablisienne.

1996

Installation du G.I.E., rue du Serein. La Chablisienne, "coopérative de l’année 1996" (Revue des Vins de France).

1997

Février : Obtention de la Certification Agro-Confiance.


1999

Achat du "Domaine de Château Grenouilles".

L’affiche Lutetia de La Chablisienne

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Dans le premier quart du XXe siècle, l’apparition de nouveaux outils de communication avait fait comprendre aux dirigeants de La Chablisienne, qu’il était nécessaire d’être réactif face au progrès. Aussi, s’orientèrent-ils vers une politique d’innovation, qui répondait aux besoins inédits d’une société moderne qui se cherchait encore. Ils décidèrent alors de disposer d’un atout commercial supplémentaire, en se dotant d’une affiche publicitaire. Tournés vers l’avenir, les Chablisiens percevaient déjà l’importance de l’image. Voici comment cette œuvre a pu survivre à ses créateurs.

Dans les années 1920, le bouillonnement artistique que connaît le Paris de l’entre-deux-guerres ainsi que les progrès techniques et scientifiques, sont à l’origine d’un renouveau considérable des moyens de communication qui n’évoluaient jusqu’alors que très lentement. Des médias inconnus apparaissent : la radio, le cinéma et la publicité inondent subitement un marché quasiment vierge et s’invitent quotidiennement dans le salon des Français. La publicité s’impose comme un vecteur important de la représentation d’une entreprise. Comme l’affirmait alors G. Fabre : "la publicité est une partie du plan de vente". Elle remplace la réclame et le publicitaire fait son apparition. C’est lui qui va révolutionner le métier d’affichiste, à travers une nouvelle structure : l’agence. Toute une génération de jeunes éditeurs d’affiches s’impose alors dans le paysage médiatique où tout est à réinventer. De nouvelles agences voient le jour : "Les Editions Paul Martial" se spécialisent dans la production d’affiches et de dépliants concernant les chemins de fer, "l’Alliance graphique" distribue les œuvres de Cassandre et Loupot… Parmi ces nouvelles sociétés, l’une d’entre elles se distingue par son style graphique et le prestige qui l’entoure : "Les Affiches Lutetia", entreprise cofondée par J.A. Mercier et H. Le Monnier.

Ce dernier était déjà connu pour des productions à grand tirage, aussi diverses par leur contenu que par leur forme. Nous pensons ici aux affiches réalisées pour les conserves "Cassegrain", le savon "Soprosoie", la liqueur "Cordial-Médoc" ou encore l’huile "Lesieur", qui diffèrent autant par leur recherche esthétique et graphique, que par leur qualité. Par l’entremise de son commercial (1), il entre en contact avec Fernand Pinsot. Dans un premier temps, il écoute les souhaits de son client. Dans le cas présent, il s’agissait d’attribuer à la coopérative, une image aisément reconnaissable par le grand public (il personnalisera donc la coopérative en "chablisienne"), tout en prônant les valeurs de terroir ("ses Chablis authentiques"). Ce choix est osé, car le rôle de l’affichiste du XXe siècle est différent de celui du créatif actuel. En effet, celui-ci a une totale liberté sur la marche à suivre. Il ne subit pas les pressions du client. Il est donc nécessaire que ce dernier ait une totale confiance envers le dessinateur. Tout ce que comporte cette affiche est entièrement le produit de l’imagination d’Henry Le Monnier. Travaillant selon ses propres critères, il a dessiné la lettre, s’est rendu à l’imprimerie et a donné toutes les indications à "son" lithographe. Sa signature est un gage de qualité comme une garantie de succès pour l’annonceur. Ici, elle en possède deux : celle de l’artiste et celle de la maison d’éditions (tampon apposé sur la droite de l’affiche). Si elles sont mises en évidence, c’est parce qu’elles ont, aux yeux du grand public, autant d’importance que le produit dont on fait la réclame. L’affiche n’est pas une simple publicité jetable ; elle est une œuvre d’art destinée à perdurer dans le temps et à être réutilisée autant de fois que possible. Le besoin de l’authentifier comme une épreuve originale le prouve.

C’est lors de son troisième anniversaire, en mai 1926, que l’affiche est présentée aux adhérents et employés de La Chablisienne. Ceux-ci découvrent une femme dominant un globe qui brandit fièrement une bouteille de Chablis, pour annoncer au monde entier la naissance de la coopérative. Truffée de symboles, elle témoigne du long travail accompli par l’artiste pour exprimer en un minimum de signes, "l’expression graphique de l’idée" (2). D’abord, il joue sur différents tons de bleu et de rouge, certainement pour symboliser les couleurs du blason de Chablis, que le personnage central porte sur sa poitrine. Celui-ci est une grande et belle femme rousse qui s’élève à la dimension du globe. Revêtue d’une toge, elle l’enveloppe gracieusement de ses douces vignes et s’ouvre à lui afin de signifier que le vin de Chablis est connu du monde entier (certains sociétaires y virent probablement une symbolique de l’Internationale appliquée à leur produit). Elle possède des formes rondes : aimant la bonne chère, elle a les joues rougies par son amour du vin… Fine et élégante comme le Grand Chablis qu’elle tient dans sa main, elle effleure le globe de ses sandales légères, telle une muse de la Grèce antique (où elle a d’ailleurs posé le pied gauche), ou bien un ange dont les ailes seraient des feuilles de vigne. Ses larges hanches comme la disproportion de ces raisins juteux suggèrent l’abondance des terres chablisiennes et la qualité qui en naît. Le globe (ou énorme grume) flotte dans un univers sombre et mystérieux, qui est bientôt sorti de l’obscurité (et donc de l’ignorance) grâce au bon vin de Chablis qui s’y propage doucement et sereinement. On notera au passage, l’utilisation de formes rondes et bleues, apaisantes pour celui qui la regarde. Ainsi, La Chablisienne, centre du monde, détient une aura dépassant les frontières des hommes et illumine l’univers, comme le soleil la Terre.


L’agencement de l’affiche est également recherché. D’abord, la belle chablisienne en mouvement donne une impression de légèreté. Ses bras tendus à la perpendiculaire et son buste bien droit équilibrent le dessin de part et d’autre. Sa main droite et son pied gauche s’appuient chacun sur le centre des deux grands cercles. Telle une rafle, elle est le lien entre toutes ces grumes suggérées par l’artiste. Tous les éléments s’articulent autour d’elle, au point que l’artiste doit couper en deux le dernier cercle bleu afin de respecter la symétrie de son œuvre. De plus, il existe une indéniable unité entre les axes graphique et argumentaire. En effet, notre premier regard se porte sur le visage de la femme avant de suivre son bras, de remonter le long de la bouteille et d’arriver à la marque commerciale : "La Chablisienne". Le deuxième balayage s’opère ensuite à l’opposé, vers un autre axe, qui nous fait suivre la vigne débutant dans le dos de la femme, pour finir en bas à gauche de l’affiche et nous amener au slogan : "ses Chablis authentiques". Celui-ci nous renvoie alors presque instinctivement sur la mappemonde miniature, qui signale très clairement que Chablis est en France et pas ailleurs. La boucle est bouclée et le message est passé.

Les qualités de cette affiche sont nombreuses et il semble que Le Monnier se soit particulièrement distingué dans cet exercice. Rien d’étonnant dans ce cas à voir encore de nos jours, un élément ou l’ensemble de cette œuvre repris dans quelque publicité ou autre coffret promotionnel. En 2005, l’affiche originale est estimée à plus de 4000 € (3) par les collectionneurs et le poster est vendu sur Internet de 15 € à 80 € (4), selon les dimensions. Seulement, à la différence d’hier, on cultive à son égard une image "rétro". C’est la tradition dans la modernité…

Damien Guérault, Novembre 2005.

 

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(1). Ces entreprises avaient une double nature. La direction artistique était confiée à un affichiste confirmé et la commerciale à un vendeur attitré qui allait démarcher les sociétés.

(2). Selon Carlu, un collègue de Le Monnier.

(3). Nous l’avons également trouvé à 3800 $ U.S. sur www.vintage-poster-art.com.

(4). Vente en ligne sur www.allposters.fr et www.postershop.fr.

Les appellations d’antan

Bien évidemment, la grande majorité des vins proposés par La Chablisienne bénéficiaient de l’appellation Chablis. Cependant, les classifications modernes, que furent 1938 et 1978, n’avaient pas encore attribué aux climats le statut que nous leur accordons à présent.

1/ Les Grands Chablis de Tête
Ancêtres des Grands Crus actuels, ils étaient au nombre de 5 : Blanchot, Grenouille, Les Clos, Valmur et Vaudésir. Seuls Les Bougros et Les Preuses manquaient à l’appel, car en raison des gelées de printemps et de la topographie, la plus grande partie était en friche jusqu’à une date récente. Ils ne rejoignirent le dernier cercle qu’en 1938.

2/ Les Grands Chablis Première
Ils désigneraient aujourd’hui, une première catégorie de Chablis Premiers Crus. En plus des deux climats précédemment cités (Bougros et Preuses), les Anciens y avaient classé la Fourchaume, le Mont de Milieu ou encore le Vaulaurent.

3/ Les Grands Chablis Seconde
Troisième et dernier niveau qualitatif des Grands Chablis, ils étaient considérés – peut-être injustement – comme des vins issus de climats moins flatteurs. On y retrouvait ainsi le Beauroy, le Montmain ou les Vaillons.

4/ Les Chablis supérieurs
De grande qualité, les « supérieurs » n’avaient parfois rien à envier à certains Grands Chablis. En effet, L’Homme mort, Les Lys ou Champlain y étaient classés.

5/ Les Chablis
Catégorie hétérogène, les Chablis étaient également issus du cépage « Beaunois » (le chardonnay). En 1944, une partie d’entre eux fut classé sous la nouvelle appellation « Petit Chablis », contre l’avis de certains syndicalistes, dont Fernand Pinsot.

6/ Les Bourgogne des Environs de Chablis
Attestée au moins depuis 1899, cette appellation faisait office d’intermédiaire entre les Bourgogne Grand Ordinaire et les premières qualités de Chablis. Consacrée par la loi de 1919, puis par les jugements etaccords de 1927 et 1929, elle fut supprimée dans les années 1940. Cette décision priva alors de très petits vignerons, qui constituaient la main d’oeuvre viticole locale, d’un appoint important dans leur exploitation.

7/ Les Bourgogne Grand Ordinaire
Ces vins situé au premier échelon qualitatif étaient issus de trois principaux cépages : le sacy, le melon de Bourgogne et l’aligoté 235. Jusqu’en 1938, le sacy pouvait être utilisé pour l’élaboration du Chablis.

La Chablisienne de A à Z

Appellation
Le vignoble chablisien s'étend sur 20 communes et environ 4.700 hectares sont aujourd’hui plantés. Ce terroir résulte d'une délimitation de l'Institut National des Appellations Contrôlées (INAO), qui a défini au fil du temps quatre appellations différentes :
• le Petit Chablis, sur 729 hectares, récolté majoritairement sur les plateaux,
• le Chablis, sur 3.156 hectares, planté sur les coteaux,
• les Chablis Premier Cru, sur 767 hectares, sur les coteaux exposés principalement au sud-ouest et au sud-est,
• les Chablis Grand Cru, sur 106 hectares, récoltés sur la célèbre colline des Grands Crus, face au village de Chablis, sur la rive droite du Serein. Les coteaux sont exposés majoritairement au sud-ouest, avec cependant une grande variété de pentes et d’orientations.

Bourgogne
Chablis se situe au nord de la Bourgogne, une région phare du monde du vin. Les Ducs de Bourgogne affirmaient, dès le XIVe siècle, que les vins blancs d’Auxerre, Chablis et Beaune étaient “les meilleurs, et plus précieux et convenables vins du royaume consommés par le pape, le roi et plusieurs autres seigneurs”. Et cette réputation n’a fait que s’amplifier !

Chablis
La fondation du village de Chablis et ses premiers vins datent de l'époque romaine. Le nom de Chablis serait issu des mots celtes signifiant la "corde du gué". En l'an 510, le roi chrétien Sigismond fonde un petit monastère dédié à Saint Loup, autour duquel le village s'agrandit lentement au Moyen-âge. Au IXe siècle, des moines bénédictins de l'abbaye Saint-Martin de Tours, fuyant l'invasion viking, s'installent à Chablis. La fondation de l'abbaye cistercienne de Pontigny à quelques lieues, au début du XIIe siècle, sera aussi un événement majeur pour l'extension et la renommée du vignoble. Parmi les donations reçues au fil des années par les deux ordres religieux, figurent des vignes, dont ils deviennent d'importants propriétaires. En quelques décennies, la réputation du vin de Chablis dépasse l'Yonne et l'Auxerrois. Le début d’une légende !

Dégustation
Un maître mot à La Chablisienne. Ici, les méthodes de vinification visent à la mise en valeur parfaite de l'expression et de la richesse des terroirs chablisiens. Cette volonté s'appuie sur un travail de vinification relativement simple : dégustation et analyse de tous les jus avant une sélection sévère, absence d'attitude systématique pour faire face à des choix techniques raisonnés et adaptés à chaque vin, la dégustation comme instrument premier, des choix de vinification en fonction des terroirs, des vinifications et des élevages en cuves inox et en fûts (grande attention dans le choix des bois et des fûts), des élevages longs sur lies fines en fonction des crus, des mises en bouteilles en une seule fois.

Emotions
Emotions minérales… c’est notre promesse, celle de nos vins. La minéralité est en effet la principale caractéristique des vins de Chablis, et de nos vins en particulier. Les passionnés parlent de terroir de pierre blanche. Ces émotions minérales mêlent des sensations olfactives (arômes de pierre à fusil, de silex, d'iode, de craie, d’ huîtres, de coquillages…), gustatives (fraîcheur) et visuelle (vin cristallin). A l'intérieur même du vignoble de La Chablisienne, la minéralité s'exprime sous de multiples facettes… c’est ce que des amateurs de vin découvrent chez nous avec émotions !

Feuillette
La feuillette est une unité de mesure de volume des liquides toute chablisienne qui découle du “muid”, cette ancienne mesure qui, à Paris, équivalait à 268 litres pour les vins. Il fallait deux (“une paire”) feuillettes pour un muid de vin à chablis, amenant la contenance de celle-ci à 136,8 litres. Dans le chablisien, “les usagers loyaux, locaux et constants” de toute transaction sur le vin furent longtemps établis sur la base de la feuillette de 136 litres “logés”. S’il manquait 4 litres à l’enlèvement, personne ne disait mot. En dessous de 132 litres, l’acheteur demandait une déduction. Après la Seconde Guerre mondiale, on commença à proposer des prix de transaction sur la base de 132 litres la feuillette, alors que tous les barèmes officiels utilisés en France, basaient la “feuillette Bourgogne” sur 136 litres. Branle-bas dans le landernau chablisien ! Plus personne ne veut vendre à l’unité de 136 litres, mais bien sur la nouvelle base de 132 litres (4 litres de bonus, à fournir en moins). Depuis cette date, “les usagers loyaux et locaux” ont adopté la contenance de 132 litres pour les transactions chablisiennes à la feuillette.

Grenouilles
Situé en plein cœur des Grands Crus, au pied du coteau de Grenouilles, le domaine de Château Grenouilles est un ensemble exceptionnel et unique à Chablis. Il appartient à La Chablisienne depuis 2003. Ce domaine de 7,20 ha d'un seul tenant, magnifiquement exposé au sud-ouest face au village, produit le plus rare des Chablis Grand Cru : le Grenouilles. Issu d’une sélection de petites parcelles de vieilles vignes, le Château Grenouilles (le seul château de la colline des Grands Crus !) allie précision au nez, pureté des arômes en bouche, harmonie entre puissance et finesse et grande longueur finale. Doté d'une grande capacité de garde, il est l'expression d'un grand vin de terroir chablisien.

Homme
La Chablisienne est une coopérative. Pour nous, c’est le prolongement de l’exploitation viticole, un outil dynamique et ouvert au service des viticulteurs. Or, la force de ce “système” est de mettre l’homme au centre des stratégies… Toujours anticiper et proposer des projets fédérateurs d’énergie et créateurs de dynamique, partager les responsabilités, respecter l’homme et son ancrage au territoire, aider les jeunes à s’installer au pays, partager la conviction que l’organisation collective est un facteur clé de visibilité et d’accessibilité aux marchés… voilà des valeurs qui rythment notre quotidien.

Identité
Notre identité a changé en 2006 : nouveau logo, nouvelles couleurs, nouveaux habillages pour nos vins ! L'ancienne datait de 1923. La nouvelle s’inscrit dans la continuité mais se veut encore plus élégante, raffinée, engagée : nous avons conservé le principe d'une typographie manuscripte, mais nous avons gagné en élégance et en typicité. Nous avons évidemment capitalisé sur “LA” Chablisienne, cette femme qui porte triomphalement une bouteille ! Mais le nouveau signe est plus impactant, plus lisible, en retravaillant sa robe, sa chevelure, sa démarche même…

Joie
Ah la joie indescriptible qu’un gourmet éprouve lorsqu’il goûte un de nos vins avec un mets délicat ! Nos Petit Chablis, Chablis, Chablis 1er Cru et Chablis Grand Cru se marient particulièrement bien avec les poissons de rivière (truites, sandres ou perches), avec les viandes blanches (volaille, veau) et avec les fromages (le village d’Epoisses est voisin…). Un grand Chablis s’accorde aussi magnifiquement avec du homard ou de la langouste, sans parler des accords avec les coquilles Saint-Jacques, les cuisses de grenouilles, la truffe noire...

Kimméridgien
Le caractère unique du Chablis est donné par un sous-sol très particulier. Son histoire remonte au début de la formation du bassin parisien. Tout commence par le dépôt de sédiments marins dans une petite cuvette à l'ère primaire. Les mers se sont succédé avec leurs apports sédimentaires successifs et la cuvette s'est ainsi élargie en un vaste bassin sédimentaire. La particularité de cet ensemble géologique est la structure dite "en pile d'assiettes" résultant de la superposition des différentes couches géologiques. Les étapes géologiques sont:
• le Kimméridgien (de - 146 à -141 millions d'années) avec une alternance de marnes et de calcaires marneux. C'est le terroir des Chablis, des Chablis Premier Cru et des Chablis Grand Cru, caractérisé par la présence d’une petite huître en forme de virgule, l’Exogyra virgula.
• le Portlandien (de -141 à -135 millions d'années). C'est le terroir des Petit Chablis.

Lenteur
à La Chablisienne, si les vinifications permettent, en quelque sorte, de transformer la matière, l’élevage permet de la révéler. Pour cet exercice délicat, les assemblages et les lies fines constituent évidemment des partenaires de choix. Mais La Chablisienne a depuis longtemps compris que le temps est le plus précieux des alliés pour révéler pleinement la pureté, le caractère cristallin et vibratoire de ses vins… Un éloge de la lenteur ! Nos vins sont par essence des vins de garde. On peut distinguer trois âges : l’âge des fruits (1 à 3 années après la récolte), l’âge des fleurs (4 à 5 années pour les bons millésimes, plus de 10 ans pour les grands millésimes) et l’âge du minéral (dont la durée s’étend de l’origine à plus de 10 ans selon les millésimes).

Minérale
Qui dit vrai Chablis dit émotions minérales. Mais il ne faut surtout pas réduire la minéralité à une seule approche aromatique. Et encore moins à l'acidité. Il faut également entrevoir la minéralité comme une sensation tactile qui structure le vin en bouche et lui confère race et caractère. à La Chablisienne, nous utilisons souvent, à cet égard, les termes de tension, d'énergie. La minéralité renvoie alors aussi à une certaine forme de pureté, à une vision cristalline du vin.

Nuances
Si les vinifications prennent bien sûr une part considérable dans la réussite des différentes cuvées, les vins de La Chablisienne puisent une grande part de leur âme dans les vertus de l’élevage (certainement l’un des plus beaux mots du champ sémantique du vin…). à ce sujet, La Chablisienne a toujours considéré “le bois” comme un moyen et non comme une finalité. Chez nous, son utilisation requiert une très grande sensibilité et répond à des objectifs très précis. Le fût ne doit bien entendu pas dominer le vin, mais il ne doit pas non plus le supporter. à La Chablisienne, on emploie plus exactement les verbes “révéler” ou “éclater”. La nuance est fine, mais elle prend toute sa dimension dans nos assemblages. “Eclater” la matière, “révéler” le potentiel du raisin, “révéler” des facettes d’un terroir que l’inox n’aurait pas suffi à exprimer… nous avons su, millésime après millésime, sélectionner des tonnelleries, des chauffes et des provenances de chêne qui correspondent au mariage recherché. Derrière chaque assemblage, l’âge des fûts, le pourcentage, la durée d’élevage constituent alors autant de nuances sur lesquelles La Chablisienne ne se prive pas de pianoter.

Original
La Chablisienne, toujours animée par un esprit pionnier, n’a cessé de relever des défis dans des domaines aussi divers que la viticulture, la vinification, les ressources humaines ou le commerce… Au final, nous avons inventé au fil du temps, pas à pas, un mode de développement unique. Fréquemment qualifiée de “meilleure cave coopérative de France”, nous souhaitons montrer que ce titre, somme toute un peu réducteur, n’est que la partie visible des valeurs et des engagements qui fondent ce développement original.

Pressoirs
Originalité historique, les vignerons de La Chablisienne ont toujours voulu “faire le vin”. Ils sont donc équipés de pressoirs et la majorité d’entre eux livre des jus à la coopérative. Ainsi La Chablisienne dispose, par le biais de ses vignerons, de multiples sites de pressurage, au plus proche des vignes et parfaitement adaptés au parcellaire de chaque domaine familial. Ce fonctionnement particulier lui assure ainsi une polyvalence et une réactivité qui placent la maturité des raisins en première ligne. C’est bel et bien le raisin et la nature qui impriment leur rythme aux vendanges et non pas La Chablisienne, de par ses contraintes techniques ou logistiques.

Qualité

La banalisation de l’appellation “Chablis”, après la loi du 6 mai 1919 sur la protection des appellations d’origine, avait inondé le marché de vins d’une très grande hétérogénéité qualitative. En effet, plus de 80 communes prétendaient alors produire du Chablis, sans se préoccuper de savoir s’il était issu d’un sol calcaire kimméridgien et du cépage Chardonnay ! La création de notre coopérative fut une réponse à cette dérive : nos adhérents “pionniers” firent le choix de s’unir afin de faire valoir la qualité unique de leurs vins. Ainsi, le 1er mai 1923, La Chablisienne est née. Et ce combat continue… Les producteurs de Chablis sont attachés à l’idée que le nom de l’appellation reste attaché à son pays d’origine. A la Chablisienne, nous sommes solidaires de cette remise à plat, qui devrait permettre de faire disparaître les “faux Chablis” et autre copies non conformes qui nuisent à notre travail et à la réputation de nos vins.

Raisin
L’extraordinaire renommée du vin de Chablis est liée à son cépage unique : le Chardonnay. C'est en Bourgogne, sa terre d'origine, que sa qualité est devenue au fil des siècles synonyme des vins les plus flamboyants. Dans la vallée du Serein, sur les coteaux de Chablis,ce raisin a trouvé au fil des années, l’accord parfait avec son terroir. Il s’exprime sur ce sol kimméridgien de manière particulière, avec par exemple moins de goût de noix qu’un Meursault ou un Corton, mais avec plus de retenue. Equilibré et gras, sa finale souvent nerveuse peut avoir des tonalités minérales d’une grande finesse. Un accord imaginé en grande partie par les moines de Cîteaux, qui fondèrent au XIIe siècle l’abbaye de Pontigny et permettront d'associer les terroirs chablisiens au cépage chardonnay. Le travail de ces moines est essentiel pour comprendre le vin aujourd’hui. La longue sélection des meilleurs terroirs, vendanges après vendanges, l'isolement et la multiplication des meilleurs pieds, la mise au point d'une viticulture adaptée et l'expérimentation de différentes vinifications sont les apports incommensurables de cette culture monastique de nos vins.

Serein
Le vin de Chablis, quel qu’il soit, est un enfant de la Vallée du Serein. Cette rivière, qui traverse Chablis et le terroir chablisien, prend sa source au plateau de Saulieu et se jette sur la rive droite de l’Yonne, à Bassou. Longue de 186 km, elle porte bien son nom ! Paisible et apaisante, peu abondante, elle est toute en retenue et en finesse, comme nos vins…

Travail
Imaginez que notre entreprise est née un 1er mai 1923 ! Le jour de la fête du Travail. Mais au-delà de cette anecdote, le travail est une de nos valeurs fondatrices. Le travail de la vigne, captivant et obsessionnel, souvent fragile et dur ; le travail de la cave, sa précision et sa lenteur ; le travail de ceux qui sont au service du vin, bref le travail de tous, si nécessaire, si quotidien…

Union
L’union fait la force. Union des hommes bien sûr et, dans le prolongement, des structures qui servent de socle à leurs projets communs et bien entendu des valeurs. La Chablisienne appartient à L'Union Blasons de Bourgogne qui regroupe cinq caves coopératives : Les Caves Bailly Lapierre (Yonne), La Chablisienne (Yonne), La Cave des Hautes Côtes (Côte-d'Or), Les Vignerons de Buxy (Saône-et-Loire) et Les Vignerons des Terres Secrètes (ex Cave de Prissé, Saône-et-Loire). Ensemble, nous avons fait le choix audacieux de partager des projets, de construire patiemment une union génératrice de succès et de pérennité.

Vignerons
Notre maison regroupe près de 300 vignerons qui exploitent passionnément leurs vignes, dans les 20 communes du chablisien. Depuis 1923, leur minutieux travail sous l’étendard de La Chablisienne donne naissance à des vins que le temps ne cesse de magnifier. Ceux-ci reflètent le soin extrême qu’ils apportent à la culture de leurs vignes et la passion de nos vinificateurs. C'est un accord subtil entre viticulteurs et vinificateurs qui donne à nos vins cette distinction si recherchée.  

World
De Londres à Tokyo en passant par New York, Copenhague, Montréal, Moscou et tant d’autres lieux, les vins de La Chablisienne traversent les mers et les océans, faisant le bonheur des non-abstèmes ! Notre entreprise, ainsi, fait aujourd’hui plus de 70 % de son chiffre d’affaire à l’exportation et nos vins sont présents sur les plus grandes tables du monde…

XXe siècle
L'histoire débute en 1923, dans le premier quart du XXe siècle, quand quelques vignerons, sous l'impulsion de l'abbé Balitrand, s'associent pour faire face aux difficultés économiques de l'époque et créent une cave coopérative au cœur du vignoble de Chablis, en Bourgogne, avec pour objectif de vendre leurs vins. La Chablisienne aura traversé le XXe siècle sans renier ses valeurs.

Yonne
Chablis est situé dans le département français de l’Yonne (89), dont le chef-lieu est Auxerre. Il est traversé, du sud vers le nord, par la rivière qui lui a donné son nom, l'Yonne, affluent de la Seine, qui la rejoint à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne). Le département, qui s’étend sur 7.427 km2, est fort d’environ 350 000 habitants. Étonnamment, on appelle les habitants de l’Yonne les Icaunais et les Icaunaises. Ce mystère local trouve son origine dans l’étymologie : “Ica-Ona” ou  “Icauna”, nom pré-latin de l’Yonne. Outre le Chablis, l’Yonne produit également d’autres appellations viticoles telles que l’Irancy, le Saint-Bris, le Bourgogne Vézelay, le Bourgogne Tonnerre… sans oublier les Crémants Bailly-Lapierre.

Zénith
Il faut savoir oublier nos vins dans des caves “reculées”, donner le temps au temps et attendre le moment juste pour en apprécier toute la complexité et la finesse. Tôt ou tard, ils parviennent à leur apogée et la recherche de ce zénith trouve sa légitimité dans le respect naturel que l’on doit aux hommes et aux terres qui les ont portés avec bienveillance.

kleine Lehrvideos

 

Unsere handelsdokumentation

 

Dépliant La Chablisienne  

Der Faltprospekt Gruft

 

Brochure La Chablisienne   Die Gattungsbroschüre